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Histoire de l'UFR

Création de l'université Paris VII 1971
Création du LITP 1972
Création de l'UFR d'informatique 1982
Création d'une antenne à Marne-la-Vallée 1990
Adoption du nom Denis Diderot 1994
Création du LIAFA 1997
Création du PPS 1999
Rénovation et construction du campus des Grand Moulins 2004
Déménagement de l'université 2007
Création de l'IRIF 2016
Création de l'Université Paris Cité 2019

Création de Paris VII

Avant les événements de mai 1968, il n’existait à Paris qu’une seule université composée de six facultés. Le 12 novembre 1968, la loi d’orientation sur l’enseignement supérieur supprima les anciennes facultés et les divisa en unités d’enseignement et de recherche (UER), regroupées en universités. Suite à cette loi, la plupart des universités optèrent pour une monodisciplinarité. Cependant, Robert Mallet, recteur de l’académie de Paris de 1970 à 1980, souhaitait créer une université pluridisciplinaire. Grâce à l’appui de plusieurs personnalités provenant des UER de Lettres, Sciences et Médecine, il parvint à son but et l’université Paris VII fut créée en 1970-1971. Les Sciences et l'administration se trouvait sur le campus de Jussieu partageant les locaux avec l'université Paris VI et l'IPGP.

Création du LITP

Marcel-Paul Schutzenberger, père de l’informatique française, a développé l’informatique théorique française. L’un de ses tout premiers élèves était Maurice Nivat, informaticien français. Ils étaient accompagnés de Louis Nolin, spécialiste des machines et des processeurs. Ensemble, ils fondent le laboratoire LITP (Laboratoire d’Informatique Théorique et Pratique) en 1972 dont le directeur sera Jacques Arsac. Ce laboratoire est le premier grand laboratoire d'informatique fondamentale créé en France et lui ont succédé au sein de Paris VII les laboratoires LIAFA (Laboratoire Informatique, Algorithmique Fondamentale et Automates), PPS (Preuves, Programmes et Systèmes), et aujourd'hui l'IRIF (Institut de Recherche en Informatique fondamentale).

Création de l'UFR d'informatique

Sous l’impulsion de l’informatique naissante en tant que discipline scientifique autonome, l’UFR d’informatique a été créée en 1982. Sa reconnaissance en tant que telle par l’académie des sciences est plus tardive, l’informatique était alors rattachée à la physique et aux mathématiques. Elle était donc enseignée en partie par des physiciens et par des mathématiciens (adeptes de la théorie du calcul). L’UFR était donc liée au LITP, lequel était dans la fédération de l’institut Blaise Pascal, regroupant les différents laboratoires informatiques du campus de Jussieu (Paris VI, Paris VII et l'IPGP).

Débuts de l'UFR

Comme moyens informatiques, il y avait un accès via des terminaux dédiés à Multics et des moyens propres à l’UFR avec des terminaux et quelques machines Unix. C’est Jean-Marie Rifflet qui s’est emparé du monde Unix et a développé l’usage de ce système dans l’université française. L’UFR comptait aussi sur la présence d’un ingénieur système dont le rôle a été essentiel : Jean-Michel Moreno. Tout deux ont développé les moyens de l’UFR, le tout sous la bienveillance des Schützenberger, Nivat et Perrin. L’UFR délivrait alors une licence (à l’époque la licence était un diplôme sur un an après le DEUG (BAC+2), puis une maîtrise et un DESS et un DEA avec des promotions d’environ 40 étudiants.

Au fur et à mesure des années les moyens disponibles à l’UFR s’accrurent sensiblement avec l’achat régulier de nouvelles machines sous Unix, puis l’apparition du réseau. La salle Multics était sous bitnet/arpanet et les Unix ont été connectés à bitnet, uucp puis internet au milieu des années 1980. Il y avait deux salles de terminaux, une salle Multics avec environ 20 postes et une salle Unix avec environ 25 postes. Dans la salle Unix, il devait y avoir des DEC VT-100 (Digital Equipment Corporation VT100) puis des H19 (Heatkit H19) et des Z29 (Zenith Z29), une ou deux imprimantes 80 colonnes. Il y avait également une salle machine dite “sous-marin” car elle ne possédait pas de fenêtre. La liaison entre les deux étaient des câbles RS232 muni d'un commutateur. Une seconde salle Unix a été ouverte vers 1986 avec encore une vingtaine de postes.

Le secrétariat était assuré par une seule personne équipée d'un macintosh 128 et une petite base de données pour gérer tout cela.

Le développement important de l’informatique a fait augmenter les flux d’étudiants. Et des réformes diverses, en particulier la réforme Jospin, a contribué à cette augmentation. L’UFR a donc commencé à s’investir sérieusement dans les enseignements de BAC+1 et BAC+2 pour le DEUG. Il y a eu donc un afflux de personnel enseignant ainsi que de secrétariat. Ce dernier a été connecté au réseau de l’université avec des postes sont Windows pour accéder aux applications de l’université. Internet s’est généralisé, les terminaux sont devenus pour beaucoup des terminaux X-Window. Des stations de travail sont apparues, l’UFR a acquis des macs, ce qui a permis d'obtenir une diversification des systèmes, ce qui est bénéfique pour l'enseignement.

Premières difficultés

L'université doit faire face dès sa création à des problèmes de locaux concernant ses composantes scientifiques, qui partage le campus de Jussieu avec l’université Paris VI. Le campus comptait en 1990 près de 40 000 étudiants, soit le double de l’effectif prévu initialement.

Des problèmes matériels s'ajoutent à cela, l'administration insuffisamment dotée en personnel IATOS par le ministère devant recourir à du personnel recruté hors-concours administratif, et sur les crédits de fonctionnement de l'université. Cette situation crée des tensions avec d'autres secteurs de l'université, comme le domaine médical, mieux doté en personnel, mais qui voit ainsi ses budgets baisser.

L'établissement doit aussi faire face peu après sa création à un projet de déménagement en dehors de la région parisienne, la ville de Nice est un temps évoquée, ce qui a été abandonné par la suite.

En 1990, une antenne de Paris VII a été ouverte à Marne-la-Vallée. Elle deviendra indépendante en intégrant l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée (UPEM), qui fusionnera au sein de l'Université Gustave Eiffel en 2020.

L'afflux massif d'étudiant et les travaux de désamiantage de Jussieu ont sonné le glas pour Paris Diderot qui décida de déménager en 1995 sur le campus des Grands Moulins. Pendant que l’université rive gauche se construisait, les bureaux des enseignants furent déménagés dans le 13ème arrondissement à Chevaleret pendant que les cours continuaient à Jussieu.

Création du LIAFA et du PPS

En fusionnant tous ses laboratoires issus de l'université Paris VI, l'institut Blaise Pascal est devenu LIP6 en 1997, l'actuel laboratoire d'informatique de l'Université Université Pierre-et-Marie-Curie. La partie de Paris VII du LITP a donné naissance au LIAFA (Laboratoire d'Informatique Algorithmique : Fondements et Applications). Il est devenu une composante de la Fondation « Sciences mathématiques de Paris », créée en décembre 2006.

Le laboratoire Preuves, Programmes et Systèmes (PPS) a été créé en 1999 en tant que groupe de recherche conjoint du CNRS et de l'Université Paris Diderot. Son ambition était de rassembler des personnes de deux cultures différentes : des informaticiens venant principalement du Laboratoire d'Informatique de l'Ecole Normale Supérieure (ENS Ulm) et des logiciens venant principalement de l'Equipe de Logique de l'Université Paris VII. Cette entreprise scientifique, initiée par Pierre-Louis Curien, était mue par un intérêt commun et une passion pour une meilleure compréhension des fondements mathématiques de la construction de programmes et de preuves. En effet, l'un des principaux paradigmes unificateurs sous-jacents à ce projet est la correspondance Curry-Howard qui révèle un isomorphisme entre les programmes informatiques et les preuves mathématiques.

Campus des Grands Moulins

Les premiers cours sont donnés en janvier 2007 dans la Halle aux Farines et un mois après, le Premier ministre, Dominique de Villepin, inaugure le nouveau site de l’université, en présence des ministres de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, du maire de Paris et du Président de la région Île-de-France. Depuis 2012, la construction de l’ensemble des bâtiments de l’université est achevée. L'ancienne salle machine a presque disparue en tant que moyen centralisé de calcul. Les nouvelles salles sont équipées d'ordinateurs sous Linux (sous l’impulsion de Pierre Letouzey) et elles continuent à avoir quelques Macs pour les cours spécialisés. Les machines “centrales“ sont devenues des serveurs (fichiers, sauvegarde, web, mail, etc). La salle machine existe toujours et est située au 5e étage du bâtiment Sophie Germain. L’ingénierie de l’UFR s’est agrandie d’un technicien s'occupant du réseau et des serveurs de l'UFR.

Création de l'IRIF

L'Institut de Recherche en Informatique Fondamentale (IRIF) est une unité mixte de recherche (UMR 8243) entre le CNRS et l'Université Paris-Diderot, qui héberge deux équipes-projets INRIA. Il est issu de la fusion des deux UMR LIAFA et PPS au 1er janvier 2016. L'IRIF est aussi membre de la Fondation des Sciences Mathématique de Paris (FSMP) et de la Fédération de Recherche en Mathématiques de Paris Centre (MP).

Les recherches menées à l'IRIF reposent sur l’étude et la compréhension des fondements de toute l’informatique, afin d’apporter des solutions innovantes aux défis actuels et futurs des sciences numériques.

Création de l'Université Paris Cité

Dans le cadre d'un rapprochement entre Sorbonne-Nouvelle, Paris-Descartes et Paris-Diderot à partir du milieu des années 2000, l'association Paris-Centre - Universités est créée en janvier 2006, regroupant Paris-Diderot, Panthéon-Sorbonne et Paris-Descartes, alors que les autres universités parisiennes s'étaient réunies dans Paris Universitas l'année précédente. Paris-Diderot intègre par la suite le projet Sorbonne-Paris-Cité, avec Sorbonne-Nouvelle, Paris-Descartes, Sorbonne-Paris-Nord, SciencesPo ou encore le PRES.

En 2017, Sorbonne-Nouvelle et Sciences Po se retirent du projet de fusion. L’ « université de Paris » est créée le 20 mars 2019.

Un arrêt du Conseil d'État du 29 décembre 2021 annule partiellement le décret fondateur de l'université8, faisant suite à une requête de l'université Panthéon-Assas-Paris-II. La dénomination université Paris-Cité est finalement choisie le 15 février 2022, et l'établissement est renommé le 4 mars suivant.

ufr/musee/histoire_ufr.txt · Dernière modification : 2023/11/14 15:32 de admin